La vie de bureau a dû évolué

Covid et vie de bureau : l’étrange cohabitation 

Dans la plupart des entreprises, les conditions de travail ont complètement été bouleversées par la pandémie de Covid-19. Soumises à l’accueil d’un public, ateliers de productions ou tout simplement espaces de travail collectif, la pandémie impose aujourd’hui à nos quotidiens de travail un véritable casse-tête sanitaire. Responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés, l’employeur doit donc mettre en œuvre une démarche d’évaluation et de prévention liées à ces évolutions en entreprise . Qu’est ce qui change, ce que vous devez intégrer et ce qui s’inscrit dans vos pratiques de travail au quotidien désormais? Tour d’horizon des protocoles sanitaires au travail révisées par le gouvernement au 6 Janvier dernier.

Le travail à domicile ou télétravail devient une pratique recommandée largement par le gouvernement « en ce qu’il participe à la démarche de prévention du risque d’infection au SARS-CoV-2, et permet de limiter l’affluence dans les transports en commun ». En fonction de l’évolution de la situation, les autorités sanitaires conviennent avec les partenaires sociaux, d’encourager les employeurs à recourir plus fortement au télétravail, tout en évaluant les risques encourus par la généralisation de cette pratique, des mauvaises ergonomies de travail à la situation de risques psycho-sociaux à long terme.

Le port du masque généralisé

Compte tenu des connaissances scientifiques sur la transmission du virus par aérosols, ainsi que des recommandations du Haut conseil de santé publique rendues fin août 2020, le port du masque s’impose systématiquement au sein des entreprises dans les lieux collectifs clos.

Le protocole vise par ailleurs des masques dits « grand public », « de préférence réutilisables, couvrant à la fois le nez, la bouche et le menton, qui répondent aux spécifications de la norme AFNOR S76-001.

Le protocole autorise toutefois le retrait temporaire du masque à certains moments dans la journée, si certaines mesures sont prises en compensation.

Les conditions dépendent de la zone où est située l’entreprise, notamment s’il s’agit de lieux ventilés et bénéficiant d’une maintenance avec écrans de protection entre les postes de travail. Les salariés doivent en outre disposer de visières, et l’employeur doit mettre en œuvre une politique de prévention, avec notamment la mise en place d’une personne référent Covid-19, aidant à faire respecter les règles en toute bienveillance.

En extérieur, par exemple sur les chantiers, le port du masque reste nécessaire en cas de regroupement des travailleurs ou d’incapacité de respecter la distance d’un mètre entre les personnes.

La mise à disposition de savon désinfectant et de gel hydroalcoolique

L’hygiène des mains, deuxième vecteur de transmission du virus, doit être régulière tant par la mise à disposition de gels hydroalcooliques, qu’en incitant les collaborateurs à se laver les mains à chaque changement de zones de travail. Dans certains secteurs, l'utilisation de gants jetables peut également être un équipement de protection pour les salariés, notamment lorsqu'ils sont amenés à manipuler des objets ou à toucher des surfaces potentiellement contaminées.

La distance physique d’au moins un mètre entre les personnes, la surveillance des gestes barrières par une personne référente COVID au sein de l’entreprise, ainsi que le nettoyage, la ventilation, l’aération des locaux et la gestion des flux de personnes, notamment dans les entreprises disposant de vestiaires deviennent donc les règles préventives minimales au bon fonctionnement de l’établissement.

Les espaces collectifs comme les cafétérias, les espaces fumeurs, ou les sanitaires se réorganisent.

Depuis le début de la pandémie, les entreprises ont du en fonction de leur agilité mais aussi de leurs contraintes, modifier leurs espaces de travail mais aussi leurs espaces communs, notamment ceux de la restauration d’entreprise. En effet ici, lorsque le site de l’entreprise oblige à maintenir ce service, le protocole sanitaire propre à la restauration s’impose en plus de celui lié l’activité de l’entreprise.

Par ailleurs, afin d’aider ces acteurs de la vie publique et en sa qualité d’organisme national de prévention des risques professionnels, l’INRS (l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) accompagne les entreprises et les acteurs de prévention dans le respect de ces protocoles.

Et tout cela se manifeste de façon très concrète, par exemple en conseillant de supprimer les fontaines à eau au profit de bouteilles individuelles afin d’éviter les manipulations collectives. Tout comme veiller à ce que les locaux et surfaces communes restent propres et désinfectés en toute circonstance.

De la même manière, si votre entreprise dispose d’un restaurant, quelques règles s’imposent: des files d'attente pourvues de marquages au sol , une présentation des aliments espacées et bien sûr des plaques de plexiglas pour protéger le personnel qui effectue le service ou le personnel en caisse.

Ces mesures concernent sans doute les grandes entreprises mais les principes de distanciation et d’hygiène s’appliquent en tout point pour tous. 

Idem pour les sanitaires dont il est conseillé d’en faire un usage individuel et pour lequel on invite à tous de patienter à l’extérieur. Ou les espaces fumeurs qui doivent être marqués par des distances sociales. 

Rédactrice web

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