Gels hydroalcooliques : retour sur une année de désinfection

Gels hydroalcooliques : retour sur une année de désinfection

Depuis bientôt un an après le début de la crise sanitaire, les gels hydroalcooliques ont fait leur apparition massive dans nos vies au quotidien, même s’ils existaient déjà bien auparavant. Depuis, on ne cesse de se poser des questions sur leur qualité, leur méthode de fabrication. Les rappels de gels hydroalcooliques pour cause de non conformité ou de dangerosité par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ne cesse de se succéder. Retour sur une année d'ambiguité autour du gel hydroalcoolique.

13% des gels non conformes à ce jour

La DGCCRF a en effet lancé récemment un plan de prélèvements et de contrôle systématique sur les gels et solutions hydroalcooliques. Et au 12 novembre 2020, plus de 180 prélèvements ciblés ont été réalisés, dont 162 ont d’ores et déjà été analysés, précise la DGCCRF. 73% des produits analysés à ce jour ont été déclarés soit non conformes (38%) soit non conformes et dangereux (35%). Plus précisément, "21 produits (13% des produits analysés) ont présenté une teneur en alcool insuffisante et se sont donc révélés non conformes et dangereux."

Pour les autres produits déclarés non conformes et dangereux, c'est l'étiquetage qui pose problème : "36 produits (22% des produits analysés), pour lesquels la teneur en alcool était suffisante, ont également été déclarés non conformes et dangereux en raison d’un étiquetage minimisant les dangers présentés par ces produits (principalement le danger de leur inflammabilité) et 61 produits (38%) ont été reconnus non conformes du fait d’un étiquetage incomplet ou incorrect."

Que s’est il passé pour que le marché des solutions hydroalcooliques soit aussi chaotique? 

Pour comprendre, il faut sans doute revenir aux origines de la crise sanitaire, et à la panique immédiate générée au moment où l’épidémie a atteint les territoires européens. En pleine pénurie de solution hydroalcoolique, beaucoup d’acteurs économiques se sont improvisés spécialistes en solution hydroalcoolique, distilleries, grands groupes cosmétiques, sous l’impulsion de l’Etat, qui, lors d’un arrêté du Ministère de la Transition écologique et solidaire datant du 13 mars 2020 a mis en place des mesures dérogatoires pour encadrer exceptionnellement les établissements de fabrication des produits hydroalcooliques. 

La réglementation a donc été assouplie, de façon transitoire, afin d'endiguer la propagation du virus durant cette période. Aux premières semaines de la crise, une tolérance a été appliquée vis-à-vis de la SIMMBAD (plateforme de déclaration des produits biocides) et des déclarations SYNAPSE (portail de déclaration de composition des produits chimiques pour la toxicovigilance).

La teneur en alcool en question

Résultat, en dépit de la réglementation de l’Etat concernant les prix pour répondre à la demande et protéger le consommateur d'une éventuelle augmentation du prix de vente des gels ou solutions hydroalcooliques, plusieurs textes sont parus au Journal officiel entre le 6 mars 2020 et le 11 juillet 2020 mais qui ont aussi élargi les autorisations de fabrication afin de lutter contre la pénurie.

Les marques et initiatives se sont ainsi multipliées dans les semaines suivantes, laissant la place à des pratiques moins efficaces, le plus souvent insuffisantes en teneur d’alcool voire dangereuses pour lutter contre le virus. La plupart de ces flacons inneficaces se sont ainsi vendus sur internet, mais aussi dans des tabacs, en grande surface ou même en pharmacie. Difficile alors de savoir en tant que consommateur trier entre les bons ou mauvais virucides. 

L’été a ainsi connu nombre de faits divers liés à l’usage de produits contrefaits ou hors réglementation.

Retour à la réglementation à la rentrée

Aujourd’hui, heureusement, la réglementation a retrouvé la rigueur qu'elle avait avant la pandémie. 

Les produits identifiés comme non conformes ou dangereux font l’objet de "suites appropriées", explique aujourd’hui la DGCCRF "notamment de mesures de retrait et-ou rappel". 

"Les gels hydroalcooliques doivent par exemple contenir au moins 60% d’alcool pour être efficaces. Ce qui n’est pas le cas de toutes les marques. "Nous avons constaté que quelques produits prélevés ne contenaient pas suffisamment d’alcool. C’est pourquoi nous avons fait classer ces produits en non-conformes et dangereux. C’était le cas en particulier de 13% des produits analysés ».

Parmi ceux qui sont rappelés et retirés de la vente, les produits présentés sous forme d’une solution ou d’un gel hydro-alcoolique qui contiennent une teneur en alcool trop faible, mais aussi certains gels venant de l'étranger avec des étiquettes non traduites, et des produits présentés comme "fait maison". D'autres ont été retirés parce qu'ils n'explicitaient pas clairement le caractère "inflammable" du flacon.  

L’importance de la composition

Pour être sûr d’être bien protégé, avec une solution antimicrobienne efficace, il est conseillé de se fier à plusieurs critères, selon les recommandations de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), détaillées déjà en 2009, dans le cadre de l’épidémie de la grippe A(H1N1)v.

Et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) elle-même a dévoilé en ligne les ingrédients et la marche à suivre afin de fabriquer sa propre solution hydroalcoolique. L’OMS destine d’ailleurs ce document uniquement aux professionnels de la pharmacie et non au grand public.

La formulation de l’OMS se limite donc à 4 ingrédients :

  • alcool (éthanol 96 % ou isopropanol 99,8 %) ;
  • eau distillée ou eau bouillie refroidie ;
  • peroxyde d’hydrogène 3 % ;
  • glycérol 98 %.

Seules les solutions ou gels hydro-alcooliques ayant une teneur en alcool (éthanol, propan-1-ol ou propan-2-ol), exprimée en volume, d’au moins 60 % ou répondant à la norme EN 144766 sont efficaces en matière de désinfection.

Cette concentration est indiquée sur l’étiquette (60 % v/v par exemple). C’est elle qui garantit l’action virucide du produit. Trois types d’alcool sont à privilégier :

  • éthylique (éthanol) ;
  • propylique (propane-1-ol ou n-propanol) ;
  • isopropylique (propane-2-ol ou isopropanol).

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), « les autres formulants de la composition peuvent avoir une influence sur l’efficacité des solutions hydroalcooliques désinfectantes et sur le temps de contact nécessaire pour obtenir l’effet recherché ».

Exigiène, un gel antibactérien respectant la législation à la lettre 

Parmi tous les gels et solutions virucides disponibles aujourd’hui sur le marché, seuls ceux qui respectent ces dispositions révèleront toute leur efficacité pour lutter contre la transmission des virus.

Exigiène, gel made in France, est de ceux là. Sa formulation satisfait les exigences des produits hydroalcooliques utilisés en tant que biocides désinfectants pour l’hygiène. La glycérine végétale grade PE est présente en tant que humectant afin de pallier l’effet desséchant de l’alcool. Un agent texturant a été ajouté afin d'accroître la viscosité du gel, visant ainsi une application plus facile et une bonne répartition lors de la friction.

Voici en toute transparence la composition du gel hydroalcoolique Exigiène :

  • Éthanol 72% (agent antiseptique)
  • Glycérine végétale PE 1,45% (agent de viscosité)
  • Ammonium polyacryloyldimethyl taurate 0,415% (agent texturant)
  • Eau distillée 23,55%
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