La vie au collège a bien évolué.

Ma vie de collégien en temps de pandémie

Le protocole sanitaire dans les écoles s’adapte désormais constamment à l'évolution de l'épidémie du Covid-19 et du développement de ses nouveaux variants anglais, sud-africain ou brésilien. 

Le 1er février dernier, le ministère de l'Éducation nationale demandait aux établissements scolaires d'appliquer un nouveau protocole plus strict. Et tout juste deux semaines après, il a été de nouveau mis à jour. En effet, dès vendredi 12 février un assouplissement des règles en cas de variant anglais, ne nécessitera plus de fermeture obligatoire des classes. Un véritable casse-tête pour les enseignants. Mais pour les collégiens, comment le vivent-ils?

Adam, jeune collégien de 11 ans qui réalise son entrée en 6ème dans un petit village de Loire Atlantique, appréhende pour la première fois la pandémie et ses règles d’hygiène protocolaires avec étonnement et maturité. Il nous confie ses impressions.

Difficile de garder 1 mètre entre soi et les autres

Dans les écoles, les collèges et les lycées, la distanciation physique d'au moins 1 mètre doit être respectée lorsqu'elle est matériellement possible, et dans les espaces clos dont la salle de classe, entre l'enseignant et les élèves ainsi qu'entre les élèves quand ils sont côte à côte ou face à face. 

Dans l’école d’Adam, pas de souci, on a réorganisé l’espace et chacun a sa table pour travailler. Et depuis peu, ce ne sont plus les élèves qui changent de classe mais les profs ! 

Idem, pour la cantine, Adam mange en quinconce, et n’a plus de camarade en face de lui. 

« Franchement, je trouve ça un peu bizarre, mais ça ne m’empêche pas de parler avec mes copains, et puis tant que la maladie est là, c’est un peu normal de respecter tout ça. »

Cependant, cette règle ne s'applique pas dans les espaces extérieurs entre élèves y compris pour les activités sportives, mais elle doit être respectée, dans tous les cas entre les élèves de groupes différents. Pour Adam, à la récréation, dur de ne pas se frotter à ses copains lors de jeux, mais il fait attention, conscient des risques: « Depuis que je ne vais plus au basket, c’est dur, donc on joue en cour de récré, mais on fait gaffe, à distance! » 

Et depuis le 18 janvier dernier, toutes les activités sportives en intérieur sont suspendues en milieu scolaire et extrascolaire. Adam, lui, fait donc cours de sport dehors par -3 degrés ! 

Se laver les mains est devenu une routine

Le lavage à l'eau et au savon ou la friction à la solution hydroalcoolique des mains pendant 30 secondes sont plus que recommandées au sein du collège:

  • à l'arrivée dans l'école;
  • avant et après chaque repas ;
  • avant et après les récréations ;
  • après être allé aux toilettes ;
  • le soir avant de rentrer chez soi ou dès l'arrivée au domicile.

C’est donc avec une distribution de gel hydroalcoolique qu’Adam entre chaque matin dans sa classe. Le professeur qui les accueille leur distribue avant d’entrer en cours pour la matinée. «  Vu que nous ne sortons que pour les récréations et que nous avons notre propre matériel, nous nous lavons les mains en entrant et sortant, c’est pratique et on ne peut pas oublier! »

Minimum 2 masques par jour passé à l’école

Fini les masques maison, le port du masque grand public de catégorie 1 ou chirurgical est obligatoire dans les espaces clos ainsi que dans les espaces extérieurs depuis le nouveau protocole du 1er Février. Evidemment, Il n'est pas obligatoire lorsqu'il est incompatible avec l'activité : prise de repas, nuit en internat, pratiques sportives, etc.

« C’est le seul moment où on peut enfin voir le vrai visage des gens, ça soulage! » nous dit Adam, à propos des repas, et on respire enfin, parce qu’à la rentrée en Septembre avec les grosses chaleurs, j’étouffais carrément. »

Ce sont donc les parents d’Adam qui fournissent les masques à leur enfant. Mais l’école est pourvue de masques grand public de catégorie 1 pour les élèves qui n'en disposeraient pas.

 « Parfois je peux oublier de mettre le masque, confie Adam. Quand il n’y a pas d’adulte, je le mets sur le menton, mais dès qu’on se regroupe, j’ai le réflexe de le remettre, c’est devenu une habitude."

Ces règles semblent donc bien contraignantes pour un enfant et parfois ne semblent pas très logiques mais son sens commun reprend toujours le dessus: « Logiques ou pas, les règles nous aident, même si je suis parfois triste de ne pas faire les sorties que nous avions prévues aux musées ou au futuroscope. Et puis avec ou sans masques, il y a aura toujours des profs sympas et d’autres moins, ça ça ne changera pas ! »

Adam semble bien philosophe pour ses 11 ans, et le Covid-19 aura sans doute accéléré sa croissance et sa vision plus mature du monde. 

La conclusion lui revient: « Le virus va surement muter et remuter pendant des années, c’est comme la grippe on va vivre longtemps avec. Après on trouvera un vrai vaccin. Moi, je garde le moral et je ne veux pas perdre espoir. »

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